Deux semaines à Fidji: un bilan

Nous quittons Fidji demain matin pour la Nouvelle-Zélande. Nous y avons séjourné deux semaines. Pourquoi Fidji ? Simplement parce que Fidji se trouve entre Les États-Unis et la Nouvelle-Zélande et qu’Air Pacific nous permettait d’y faire une escale pour pas trop cher! Nous souhaitions visiter une île dans le Pacifique Sud et Fidji était vraiment le choix le plus simple et le moins dispendieux. C’est donc ici que nous avons débuté notre voyage!

Voici donc un petit bilan que Sophie et moi avons dressé ce matin. Le bilan de Francis est ici et celui de noémie, là.

Ce que nous avons le plus aimé

1- Apprivoiser le voyage en région «moins développée» dans un pays assez facile d’approche, où tout le monde parle anglais (même les enfants) et dans lequel les niveaux d’hygiène et de sécurité sont somme toute acceptables. C’est une belle introduction pour l’Asie du Sud-Est et le Népal que nous visiterons plus tard cet hiver (euh… ici c’est l’été qui commence!).

Photo suivante: la ville de Levuka, ancien repaire de baleiniers.

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2- Voyager hors des grands circuits touristiques, à une période de l’année où il y a encore très peu de touristes (dans 2 semaines, les Australiens, Néo-Zélandais et Asiatiques prendront d’assaut Fidji!

3- Visiter le marché de Suva (et tout Suva en général) pour y découvrir les produits locaux.

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4- Sentir une bouffée de fraîcheur en voyant «Life of Pi» au cinéma à Suva. Beauté, sensibilité et nature vierge nous manquaient. La vie hors des «resorts» touristiques est assez rude à Fidji: travail aux champs ou à l’usine pour les hommes et tâches ménagères pour les femmes. Une vie en grande partie au premier degré, sans trop de raffinement, très terre à terre et avec une dévotion qui fait un peu penser à ce que ça devait être au Québec quand nos parents étaient jeunes. Le dimanche, à Levuka, la ville ferme et les gens vont tous à la messe, qui dure des heures!

20121208-120237.jpg5- Marcher, prendre le bus et les taxis avec les Fidjiens et ne pas toucher aux transports touristiques (minibus propres et climatisés remplis de blancs qui se rendent à leurs «resorts».

20121208-120028.jpg6- Goûter aux plats locaux (même si peu nombreux et assez simples): poisson dans le lait de coco, taro, tapioca (servi en légume), fruits exotiques fraîchement cueillis et influence indienne.

7- Apprendre à presque tous ceux à qui l’on a parlé – et même à des Français – qu’il y a des francophones au Canada!

Ce que l’on a moins aimé

1- Nadi, qui est surtout un lieu de passage fait pour vendre des souvenirs aux touristes qui y sont seulement parce que l’aéroport y est. Les gens nous abordent toujours avec la même question: «where are you from?» et le but est de te vendre des souvenirs. Il y en a même un hier qui nous a trainés de force dans son magasin, voulant nous raconter l’histoire de son village et faire une cérémonie de kava (boisson faite avec des racines). Quand je lui eus dit trois fois que nous n’achèterions rien, il a abdiqué et nous a laissés partir!

Au moins notre hôtel, le Wailoaloa Beach Resort (sans plage!) était agréable et les enfants l’ont adoré!

2- Le grand contraste entre les «resorts» touristiques qui sont des microcosmes artificiels de luxe et la vie des Fidjiens dans les villes et les villages.

3- La dégradation de l’environnement: déboisement important, gestion des déchets sommaire, espèces envahissantes omniprésentes. Cela montre l’écart entre les pays riches et ceux qui le sont moins et, surtout, l’ampleur de l’empreinte humaine sur la planète. Watch out en Asie… ça risque de faire peur!

Meilleur endroit pour dormir

Le South Seas Private Hôtel à Suva. Le moins cher (70f$ la nuit – environ 40C$) et pourtant notre favori! Grande auberge, chambres simples et propres. Du bois partout, des vieux meubles, de l’air et de la lumière. Cuisine commune agréable et personnel super sympa. À pied de la piscine olympique, du marché, du cinéma et de l’une des meilleures halles de restos rapides de Suva (avec un hare krishna végétarien super bon et noémie qui y a découvert le poulet frit «à la PFK»!) . Il n’y a pas d’accès web ni de prises électriques dans les chambres mais on peut vivre sans, non?

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Meilleure bouffe

Repas traditionnel et local à Lovoni, un petit village du centre de l’île d’Ovalau. Fougères, taro (racine, tiges et feuilles), manioc, aubergines frites et thé aux feuilles de lime. Aussi, notre souper au resto indien Ashiyana de Suva était mémorable (c’était une recommandation de Lonely Planet… un chauffeur de taxi nous avait recommandé un autre indien – vraiment moche quand on est allés voir – et selon lui, le Ashiyana était juste ok!!). La photo qui suit a été prise dans notre «cottage» du Royal Hotel, à Levuka. Petit souper cuisiné avec produits trouvés à l’épicerie et chez les quelques vendeurs sur le bord de la rue.

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(tiens, je viens de voir un hydravion Beaver à pistons passer… là je me sens comme à la maison, l’été, au Mushuau-nipi!! Francis m’obstine que c’était un Otter mais me semble que c’était un Beaver!)

Santé et hygiène

Rien de particulier à signaler. Personne n’a été malade hormis les petites égratignures, piqures et irritations. Très peu d’insectes piqueurs. On a bu l’eau du robinet à Nadi, Suva et Leleuvia et on l’a fait bouillir à Levuka et Korotogo.

Photo: Noémie se choisit un jouet au magazin général de Levuka avec l’argent de ses cadeaux de Noël des grands-parents

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Voilà pour notre bilan! Mes observations de faune et flore feront l’objet d’un autre texte!

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