Copenhague, capitale du…

Plusieurs amis nous ont fait parvenir le lien vers l’article paru dans La Presse de ce matin, Copenhague: capitale du mieux vivre. Intéressant, certes, mais ça ne parle pas du tout du voyage que l’on fait! Il y a toute une différence entre une escapade de quelques jours payée par Wonderful Copenhagen et un voyage de 3 semaines, avec deux enfants de 7 et 3 ans et demi et payé de notre propre poche! Je vais rédiger mon petit texte de ce soir en m’inspirant de celui d’Émilie Côté… ça vous permettra de comparer!

La gastronomie

C’est vrai que les restos sont chers. Mais de toute façon, nous habitons Québec et nous (bon, c’est vrai que c’est surtout moi) allons très souvent au resto. Et j’ai la chance d’aller souvent luncher dans les meilleurs restos de Québec. La semaine dernière, j’étais au Canard Goulu et chez Matto, un peu avant, au Cercle ou au Clocher Penché. Alors pour être impresionnés en voyage, il faudrait déplier royalement! Par exemple, Sophie et moi nous sommes offert le menu gastronomique au Canard Goulu l’hiver dernier. Si je me souviens bien, ça nous avait coûté près de 300$ et c’était merveilleux. J’ose à peine imaginer combien nous coûterait l’équivalent à Copenhage! Et les enfants, il seraient plus heureux? Pas certain!

Depuis notre arrivée à Copenhague, nous avons presque exclusivement mangé à l’appart ou fait nos lunch pour nos escapades. Plate vous pensez? Pantoute! D’abord, aller à l’épicerie est pour moi une fête! Plein de nouveaux produits – du bio partout – et un travail de décryptage d’étiquettes assez intéressant. Je me débrouille assez bien pour deviner ce qu’il y a dans les emballages. La première journée, il n’y a que pour le beurre que j’ai eu à demander à quelqu’un (pas encore un adulte à qui nous nous sommes addressé qui ne savait pas parler anglais – et ils parlent très bien). La variété n’est pas aussi grande que chez nous mais il y a plusieurs produits uniques. Le pain est le premier qui me vient à l’esprit. Il y a des pains blancs et des baguettes mais les pains les plus intéressants sont ceux aux grains de type leverbrød, surtout le multikernerugbrød. Ce pain est surtout constitué de grains qui sont liés par une mie assez élastique. C’est totalement différent des pains auxquels nous sommes habitués mais c’est très bon. Il y a aussi des sortes de pitas qu’ils appellent norbrød, les pains du Nord. Les enfants les aiment beaucoup.

Ici, il y a beaucoup de poissons. Ce midi, pour notre visite au Zoo, nous avions une salade de riz, betterave et pomme, des petits pains au fromage à la crème et de belles tranches de gravad laks à l’aneth (pas du gravlax mais bien du saumon fumé). Pas mal meilleur que les frites et les hot dogs dans du pain brioché qu’ils vendaient au snack bar à côté. Au moins, l’eau était gratuite (le genre d’affaire qui est de plus en plus rare au Québec pour, j’imagine, faire vendre de l’eau en bouteille). On y a rempli notre gourde! Il y a aussi cette salade de maquereau, tomates et mayo que j’achète à l’épicerie et qui est délicieuse. Le hareng fumé est aussi super bon mais le reste de la famille trouve qu’il y a trop d’arêtes. Une bonne lampée de Carlsberg et elles glissent bien, les arêtes. Mais ça, c’est un truc qu’ils n’ont pas encore compris!

Ce soir, au retour du parc où nous étions allés jouer avec les enfants (photos plus loin), nous avions décidé de trouver un resto entre deux parcours de bus et Francis, en passant devant une pizzéria, nous a fait montre de toute sa capacité de persuasion. On aurait cru que ce pauvre garçon n’ a jamais le droit de manger de la pizza et que, comme par hasard, c’est son mets favori. De mon côté, les bbq des gens au parc m’avaient donné le goût de manger du «manger d’homme» alors l’idée de manger de la pizza ne me déplaisait pas du tout. Un petit regard entre Sophie et moi fut suffisant pour décider d’un commun accord d’y aller pour la pizza. Au diable l’exotisme! C’était un petit resto de quartier dans lequel on a abondamment et très bien mangé! En plus, il y avait un frigo avec de la bière en canette dans lequel je pouvais aller me servir… le bonheur, quoi! À l’intérieur, c’était un peu vieillot et quand je regardais derrière mon épaule, ça me rappelait le Pat-Rétro!! Pizza pepperoni pour Francis, pizza shawarma, champignons et paprika pour papa et un pita shawarma pour maman. La petite Noémie, qui s’était endormie dans le bus, a mangé une pointe de la pizza de Francis. Et pour notre premier repas au resto, on ne s’est pas ruinés! 210 couronnes danoises… un gros 35$ Haha! Ça nous aurait coûté plus cher de manger à la maison! C’est donc possible de ne pas se ruiner au resto à Copenhague! Demain, nous allons nous promener dans les quartiers plus touristiques et faire une balade de bateau sur les canaux. Nous mangerons au resto et là, on va se forcer pour trouver plus élaboré que de la pizza!

Bref, nous mangeons très bien et pour pas beaucoup plus cher qu’à la maison mais nous cuisinons presque tout. Pour des bons cuisiniers et des amoureux de la nourriture comme nous, ce n’est pas du tout une punition! Et pour les deux semaines de camping qui débuteront mardi prochain, ça sera pas mal le même scénario (nous avons tout ce qu’il faut pour se faire de belles bouffes).

Mode de vie éco-urbain

Ce qui nous frappe ici, c’est l’omniprésence des vélos. Ils sont partout. Mais ce n’est pas de la magie! Il y a des voies pour les vélos sur toutes les artères importantes que l’on croise. Les vélos ont donc leur «route», un peu plus élevée que la chaussée pour les voitures et un peu moins haute que le trottoir. Ici, le vélo est un objet utilitaire. Chez-nous le vélo est souvent, comme bien d’autres objets de consommation, un objet fétiche que l’on veut performant, léger, avec full de vitesses et du carbone et un odomètre et tralala. En plus, il faut un costume et un casque. Ici, les vélos sont justes des vélos. Et ils sont faits pour rester dehors et pour rouler sans se salir. Des dérailleurs dans les moyeux, des gardes-boue et des selles larges. Des cadenas intégrés pour bloquer la roue quand on laisse le vélo sur le bord de la rue. Un guidon droit. Et, vous l’aurez deviné, pas de combinaison moulante et pas de casque. J’ai lu récemment qu’à Copenhague, un vélo, c’est comme un aspirateur. Tu le prends quand tu en as besoin et tu le ranges quand tu en as terminé. Entre les utilisations, tu l’oublies et t’as pas besoin de te déguiser pour l’utiliser!

C’est donc, je pense, une question de design urbain et d’attitude qui fait que ça fonctionne. Juste des pistes cyclables mais encore notre attitude de performance et de «moi, quand je suis sur mon vélo, je pédale à fond et je m’entraîne» et ça ne fonctionnerait pas. Juste l’attitude et pas de design urbain, ça ne fonctionnerait pas non plus. Design + attitude… je retiens ça.

Le réseau de bus, de métro et de train est aussi super bien organisé. Mais ça il y en a à bien des endroits. Paraît même que Québec va avoir son tramway. Design + attitude, souvenez-vous!

Parlant d’attitude, il y a des choses qui ne changent pas. Ce matin, par exemple, il y avait un tapon de gens devant le bus et plusieurs places derrière. Comme on fait à Québec, on s’est frayé un chemin vers l’arrière et on a entendu le chauffeur dire ce qui, même si on n’a rien compris, ressemblait à un «avancez vers l’arrière svp». C’est pas parce qu’on est à Copenhague que tout est parfait!

D’ailleurs, des colons, il y en a autant ici que chez-nous. Je vous épargne les descriptions mais faut pas s’imaginer que tout le monde a de la classe et se promène en vélo en suçant du hareng fumé. Des chars qui font spinner leur roues aux feux verts, des ginos et des ginettes (je suppose qu’ils les appellent des søndrå ou des røger ici), du monde qui écoutent de la musique poche à full pine jusqu’à 1h30 du matin pis des mullets en tout genre, il y en a en masse! On a pas à avoir honte, on n’est pas si pires!

Bon, assez pour aujourd’hui! Je termine avec quelques photos. Celles avec un effet de lentille ont été prises avec le iPhone, les autres, avec mon nouveau Canon SX200IS, qui a remplacé le G11 volé l’autre jour et pas retrouvé.

Un parc tout près de l’appart, avec des structures de jeux faites avec des arbres sculptés.

Des mangoustes au zoo (pas pire mon nouveau Kodak, hein?)

Au zoo, devant l’enclos des girafes, un petit concours d’habileté avec la langue. Remarquez les chandails: ici c’est comme chez-nous, on se les gèle!

Les éléphants. Le zoo de Copenhague est un très beau jardin zoologique. Beaucoup de proximité avec les animaux mais sans avoir l’impression de les déranger. De beaux habitats et une atmosphère agréable. Comme très peu d’infos étaient en anglais, je ne peux pas trop parler de l’aspect éducatif.

Pour fêter la fin de leur années scolaire, les jeunes se promènent dans des camions à bétail avec des sifflets, des vuvuzelas et en buvant de la bière. Il y en a plein la ville et on les entends à plusieurs coins de rue à la ronde.

Le parc où nous sommes allés jouer après le zoo. On fera un billet juste sur les parcs. C’est, je crois, ce que l’on trouve le plus spectaculaire à Copenhague!

À la pizzéria avec mon grand garçon.

Sophie et les enfants montant dans le métro.

Un autre parc, à une dizaine de minutes de l’appartement.

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